PLFSS 2022 : les sénateurs dénoncent l’absence de stratégie de retour à l’équilibre.

A chaque problème, Emmanuel Macron répond par une dépense supplémentaire. Le 5ème projet de loi de financement de la sécurité sociale présentée par son gouvernement en est une nouvelle preuve.

21 milliards d’euros : c’est le déficit prévu par le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022. Si ce déficit traduit l’effort consenti pour protéger les Français dans la crise du COVID, il révèle aussi des difficultés structurelles majeures de notre système de santé.

C’est donc avec responsabilité que les sénateurs Les Républicains ont voté un PLFSS largement remanié qui prévoit notamment :

  • Un report progressif de l’âge d’ouverture des droits à 64 ans à compter de la génération 1966 ; dans un système par répartition où les actifs financent le revenu des retraités, un nombre moins important d’actifs ne pourra soutenir la charge d’un nombre grandissant de retraités sans aucun changement ;

  • Un soutien aux familles : les gouvernements Hollande et Macron n’ont eu de cesse de sous-valoriser les allocations familiales. Le Sénat a supprimé le transfert d’un milliard d’euros de la branche famille à la branche maladie en 2022 pour dénoncer le manque de mesures prévues pour soutenir la politique familiale et le renouvellement des générations ;

  • Le refus du dévoiement de la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) : le Sénat a rappelé que c’était à l’Etat et non pas à la CADES de financer le plan d’investissement pour l’hôpital ;

  • Une réponse aux problèmes des déserts médicaux en prévoyant la présence de jeunes médecins partout sur le territoire ;

  • L’organisation d’un comité stratégique de tous les financeurs pour la branche autonomie, créée l’an dernier par le gouvernement mais dépourvue de tout moyen. Ainsi les sénateurs souhaitent forcer le gouvernement à écrire la loi sur l’autonomie et le grand âge tant attendue par les personnes âgées et handicapées ;

  • L’amélioration du dispositif permettant la prise en charge par l’assurance maladie de prestations d’accompagnement psychologique. Le Sénat a prévu la participation au projet territorial de santé mentale des psychologues sélectionnés pour la réalisation de séances d’accompagnement psychologique.

Les sénateurs ont dénoncé l’absence de stratégie de retour à l’équilibre des finances de la sécurité sociale. Si des réformes claires et à effet immédiat ne sont pas envisagées, c’est tout notre système de santé et donc la santé des Français qui pourraient être mis en péril.


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Didier MANDELLI

Sénateur de la Vendée

:© Alexandre LAMOUREUX